La municipalité

Histoire de Saint-Prime

Les premiers balbutiements de Saint-Prime 

En octobre 1862, François Lapierre, accompagné de son frère Isaïe, décide de parcourir le chemin entre l’Île d’Orléans et Roberval afin de voir les terres qu’il avait acquises quelques semaines auparavant. 

L’été suivant, il décide de revenir avec son frère Didace, afin de continuer à défricher ses terres, persuadé que son avenir est ici. 

En 1864, il revient avec l’intention de bâtir une petite maison et de commencer les premières semences. La récolte étant satisfaisante et assez abondante pour justifier ses efforts, il décide de s’y installer définitivement. Cette même année, le curé Prime Girard, alors curé de Roberval, s’occupait de la Mission et célébrait la messe dans la maison de François Lapierre. C'est d’ailleurs à lui que l'on doit le nom de la Municipalité.

En 1865, le frère de François, Isaïe, vient s’établir avec lui.  

En 1867, il se marie et revient avec sa femme, Angèle Cinq-Mars. À cette époque, ce territoire faisait partie intégrante de la grande municipalité de Roberval. 

Vue aérienne de l'église

La fondation de notre municipalité

Ce n’est que le 4 décembre 1871 que la grande municipalité de Roberval adopte une résolution demandant que la paroisse de Saint-Prime devienne une entité distincte. 

La nouvelle municipalité, détachée de Roberval, a été créée le 16 janvier 1872. Elle comprenait alors les dix premiers lots du canton de Ouiatchouan, ainsi que les cantons Ashuapmushuan, Desmeules et Parent.

Le premier conseil municipal

Le premier conseil municipal a été élu le 10 février 1873. Lors de la réunion du conseil municipal tenue le 23 février de cette même année, M. Louis Marcoux fut élu maire. Le nouveau conseil est également constitué de Messieurs Félix Rainville, François Lapierre, Ferdinand Bouchard et Jean Lachance.  M. Élie Saint-Hilaire fut engagé le soir même en qualité de secrétaire-trésorier. 

Saint-Prime, Vivre ensemble.

VIVRE ENSEMBLE… ces mots parlent d’eux même! À travers la participation citoyenne, les bénévoles, les commerçants, ces deux mots font référence aux liens forts entre les citoyens et la municipalité. Choisis soigneusement en 2018, ils permettent à Saint-Prime de se démarquer et d’attirer de nouveaux arrivants et visiteurs.

  

Un logo actuel et coloré

Depuis 2018, nous apercevons au premier plan de notre logo, la fleur rudbeckia, emblème de la municipalité de Saint-Prime et faisant rappel à l'ancien logo (utilisé depuis les Fêtes du 150e). Tout autour, des vagues de formes dynamiques et souples représentent la forêt, la nature et l'agriculture (vert) ainsi que le lac Saint-Jean (bleu), qui font partie du paysage quotidien des Primois et Primoises. Le tout encadré par un trait bleu marin, une fenêtre, qui rappelle la communauté qui s’entraide, une fenêtre ouverte sur Saint-Prime.

Logo de 1996 à 2018

 

Ce logo représente en premier lieu un paysage typique de la municipalité de Saint-Prime. Le Lac-Saint-Jean au loin, schématisé par des traits horizontaux qui rappellent la stabilité. Les immenses champs légèrement vallonnés, bordés d'une lisière de forêt et le tout surmonté par deux parties de roues d'engrenage symbolisant nos industries.

Saint-Prime c’est construit à partir de l'agriculture, de l'exploitation des forêts et du travail des habitants, mais aujourd'hui, nous allons de plus en plus vers l'industrialisation et la transformation de nos ressources naturelles.

Armoiries

Blason

De sinople (couleur verte) à la charrue d'argent associée à une croix latine d'or; au chef du drapeau du Saguenay qui est : « Coupé : de sinople et d'or à la croix d'argent bordée de gueules brochant sur le tout ».

 Je cultive, Dieu fait croître.

Signification

Le champ de l'écu est plein, sans division, pour indiquer l'unité que forment les deux municipalités dans le cadre paroissial. Il est de sinople (vert). Sinople vient du nom de la ville de Sinoplis, dont les belles terrasses vertes étaient aperçues de loin par les marins. La couleur verte représente la paroisse de Saint-Prime, qui est un beau tapis vert. Elle symbolise aussi la jeunesse et l'espérance, qui s'appliquent bien à une localité jeune et riche de promesses d'avenir en raison de son capital inépuisable qu'est le sol. La figure héraldique est formée de deux pièces associées : une charrue et une croix : la charrue pour signifier le caractère fondamentalement agricole de la localité; la croix pour marquer le caractère chrétien de sa population et de son organisation.

Elles sont associées pour rappeler la collaboration nécessaire et voulue entre les deux activités, divine et humaine, qui réalisent la vie de Saint-Prime. La charrue est d'argent, emblème de modestie et de travail, qui convient bien au travail humain; la croix est d'or, répondant à la qualité plus noble de l'élément religieux et de l'action divine qui donnent la valeur supérieure et le rendement effectif à l'effort humain.

On a adopté la croix latine pour signifier l'appartenance à l'Église de Rome. Comme pièce honorable, en chef, le drapeau saguenéen situe la localité de Saint-Prime dans l'univers en la distinguant de tout autre qui porterait le même nom. La devise traduit parfaitement la double activité qui fait la vie de Saint-Prime, où Dieu et l'homme sont associés aux mêmes réalisations dans tous les domaines.

Victor Tremblay, P.D.

Référence : extrait du livre centenaire de St-Prime